Mon Baron

Tout d’abord, le Baron fut conçu par Christian Chauzi au début des années 70 pour ces heureux veinards, les débutants.
Deux axes pour moteur thermique de 3.5 à 4 cc, c’est une pseudo semi-maquette d’avion hybride franco-allemand, décoré à la bannière germanique et nommé en l’honneur, sans aucun doute, du Baron Manfred Von Richthofen.

J’avais fantasmé sur ce zinc, à mes début, jusqu’à ce qu’enfin, je m’y lançasse, en commençant par le tracé de son dessin, au crayon de bois et Rotring sur calque, à partir du plan trois vues du MRA… C’était en mai, juin 1979.
Je l’ai construit, avant d’effectuer mon service militaire, marquant ainsi (le service militaire), la fin de ma première étape de la vie (…un peu pompeux, là).
Amen !

Donc, le Baron fut mon premier avion MR. Je le pilotais avec une Robbe terra en 27 Mhz, et ne savais pas encore le piloter seul.

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Vous noterez :

  • 1_ Qu’à l’époque, on ne voyait qu’en noir et blanc… Hum !
  • 2_ Que le ruban du bout d’antenne était vert, correspondant à la bande 27.195 Mhz. Toute une époque...analogique moderne.
  • Pour être politiquement correct, je dirais qu’au début des années 80, les Cibistes avaient déjà amorcé, involontairement, la fin programmée de l’usage de cette fréquence pour nous, modélistes déclarés, par manque de poids dans la balance des négociations.

    Conclusion, en off :
    Dans toutes pratiques illégales d’activité, choisissez celle où vous êtes le plus nombreux, où le maintien de l’ordre est quasi impossible et où le commerce a des intérêts. Fin d’citation…incorrecte !
    Je pense aux « cracheurs par terre », aux « quadistes », pinball sauvagistes, raid 4x4’istes et autres « détournistes » de fonds publics internationaux de hauts rangs politiquement soutenus. Pour ne citer que les relatives indélicatesses….

    Mais bon, passons!

    Le Baron : « Pourrissant » dans les combles de la maison de mes parents en Vendée, n’avait subi que deux outrages climatiques : froid et chaleur… Pas les rongeurs, ouf. Mon grand Frère aîné l’avait lâchement abandonné parmi d’autres épaves et restes de matériaux modélistes qu’il comptait rapatrier chez lui une fois bien installé en sa propre demeure. Ce qui ne fut fait que récemment…depuis qu’il est à la retraite!?

    « - Garde ce qui t’intéresse et jette le reste. » Me dit-il.

    Ce que je fis !

    Voilà, c’était l’histoire de mon Baron…
    Pascal

    Baron, suite… Suite ?

    Car je plaisantais, ce n’était pas fini.

    Je l’ai récupéré presque terminé, aile voilée, profondeur en hélice et dérive tordue mais l’ensemble entoilé.
    Le fuselage fut récupéré tel que sur la photo. A l’origine, Monsieur Chauzy avait conçu l’arrière en treillis mais, classiquement, la peur de la casse le fait construire en…bière.

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    J’ai commencé par me décider à refaire la moitié complète de l’aile gauche. En redressant les baguettes par mouillage, séchage lent, puis refaisant les nervures dans un balsa très léger. J’ai gagné 20g rien que sur ces dernières, sans faire de trous comme mon frère l’avait fait de l’autre coté.
    On n’imagine pas ce que l’on peut gagner dans le choix du balsa.

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    La dérive n’appelle aucun commentaire sur le gain de masse.

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    La profondeur non plus, que j’ai fait passer de 33.8 gr à 20.7 gr, ce qui, à l’arrière, est très important. Je n’ai gardé qu’une petite pièce, par flemme de la refaire (Si, si).

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    Le fuselage, ha ! Là, j’ai gagné beaucoup mais je ne sais combien car je n’ai pesé que la partie avant, omettant celle de l’arrière…dommage.

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    J’ai commencé par les trous que les rongeurs n’ont fait…

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    Sans commentaires.
    Puis l’arrière, en choisissant de partir de grosses sections de baguettes 8X8 légères, car en cas de casse, elles sont plus faciles à recoller. A ce propos, je taille mes baguettes dans des planches, à l’aide d’un coupe–baguettes de ma fabrication. D’habitude, on nous explique qu’il faut commencer par les flancs, que l’on assemble selon un axe, avant de terminer par les dessus et dessous. Hé bien non ! J’ai commencé par le dessus de façon à m’assurer de la rectitude longitudinale d’un fuselage qui ne l’était pas au départ (Avec l’âge, le pif du frérot s’est tordu). J’ai copié ensuite le dessous. Les flancs n’ont consisté qu’à coller des morceaux de baguettes, dans « le vide ».

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    Qui d’entre nous à résisté à l’envie de faire un montage à blanc… juste pour voir ?

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    La fixation de l’aile ne me plaisait pas, le bord d’attaque était bloqué par le capot avant qui faisait partie du fuselage, l’arrière étant immobilisé par deux vis plastique, toujours trop solides.
    J’ai préféré refaire la partie centrale de l’aile afin d’y incorporer une fixation à l’avant, alignée avec la vis de l’arrière de l’aile. Ainsi, sa fixation intégrale permet l’amovibilité d’un capot avant pour l’AQ de propulsion. Cela ne paraît pas, mais ajuster un coffrage neuf sur de l’ancien est chiant! (Je laisse à la censure, le soin de trouver un synonyme)

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    L’autre gros morceau concerne le moyen de fixer un moteur électrique rond, perpendiculairement à un couple moteur…plat.
    Deux baguettes de bois dur de chaque coté de celui-ci ? Bof
    Prendre un bâti de moteur thermique ? Y’a toujours quelque chose qui cloche…
    Quatre tiges filetées puis un couple ? Délicat à bien réaliser.
    Je suis allé dans le sous-sol pour trouver inspiration parmi le foutoir de plomberie et autres quincailles…Pour enfin trouver la solution de la bonde d’évier, mais, avec toujours ce souci de la fixation du moteur.

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    Du reste, même si cela ne se voit pas, l’assemblage n’est pas terrible. En particulier, la fixation par quatre vis, du couple en PVC gris qui, du fait de sa platitude, de la rotondité de la bonde, du diamètre du moteur qui m’empêchait d’utiliser des boulons…finit par m’en faire présumer « l’infiabilité ».
    Finalement, j’ai opté pour un bâti en PVC intégral, matériaux relativement faciles à travailler à la chaleur et dont le collage est fiable. De plus, pour créer de l’anti couple et du piqueur, il suffit de chauffer les pattes de fixation sur place, de forcer le bâti aux angles souhaités, au pif. De toute façon, sur cet avion, je ne suis pas sûr que leur « parfaitude » (mot de la nouvelle politude) influence le vol.

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    Pour faire le capot, je ne m’étais jamais inquiété du matériau à prendre…ce serait du plastique. Il suffit de fouiller. Ici, une bouteille d’eau de javel de deux litres, dont je n’ai ni bu, ni jeté le contenu.

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    La finition sera faite d’alu adhésif.

    Sur mon baron des années 80, j’avais sacrifié une casserole en alu…non sans avoir pris soin de lui couper la queue (Elle risquait de trainer à terre ou aurait fini par faire tourner les têtes).

    Restent à faire ; les arrières du capot en balsa, sa fixation (toujours enquiquinante) et installer tant bien que mal l’inter, le variateur et l’AQ.
    Je n’aime pas faire ce travail. Il faut une immobilisation suffisante pour le vol tout en tenant compte de l’évacuation en cas de choc frontal et d’un démontage de tout l’toutime pour l’accès éventuel de tout c’fatras. Et ce n’est jamais bien du premier coup, quelque soit le zinc.

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    L’entoilage n’appelle aucune remarque particulière, j’ai vu des entoileurs au club bien plus habiles que moi. Par contre, je ne sais pas comment vous procédez pour supprimer complètement les traces collées de « solar » sur le balsa. J’ai lu un article sur le sujet, jadis, qui m’apporta autant de solutions que peut le faire l’eau d’un courant… pour un moulin à vent.
    En cherchant plusieurs solutions mécanisées, j’ai fini par trouver un outil formidable, qui s’use, certes, mais enlève la colle sans blesser le balsa…Il faut juste de la patience. L’essayer, c’est l’adopter !

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    La roulette de queue, petit morceau de plaisir en c à p et pièce de laiton d’électricien, façonné puis soudé à l’étain.

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    Tel que monté ici, il évite de faire supporter les chocs de l’atterrissage à la dérive, même sur le dos. Elle restera intacte, la roulette…pas la dérive.

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    Le pneu ? Du Turbigomme (écriture incertaine) s’apparente à du joint d’armoire électrique, collé bout à bout à la cyano, sur une poulie tirée d’un lecteur de CD-ROM…

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    Mes charnières, non collées, sont juste épinglées sauf celle de la base de la dérive.

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    Le capot, jamais facile à ajuster. Sa fermeture n’est toujours pas définie. Faudra qu’j’y pense…Mais, la barbe !. J’ai gardé la mitrailleuse de mon grand frère à moi qui équipera probablement le baron de ma descendance.

    Les haubans factices, restent attachés aux ailes et au sommet du pylône central.

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    Pylône démontable par sa base, équipé d’aiguilles qui pénètrent dans des trous discrets pratiqués dans le coffrage, pour le transport et le stockage.

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    Le train carbone m’a permis de gagner beaucoup de poids.

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    Sa fixation par domino fixés dans le haut du fuselage (censé le bloquer en rotation) lui permettait… de tourner de 90° dans l’axe de la tige, par simple souplesse du jonc carbone. Il faut dire que la grande distance entre ce domino et la roue est de 24 cm.

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    Et voilà, tel qu’il était pour le premier vol, avec ce défaut pressenti.

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    Passons aux modifications

      Le train
      Améliorer la propulsion
      Le centrage
      Le pilote
      La fixation du capot

    1- Pour bloquer le train en rotation, il fallait supprimer ce domino et résoudre le problème à la base, donc à la roue. En ajoutant un tube d’une roue à l’autre.

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    Tout est démontable ; il faut juste un tournevis pour les bagues d’arrêt de roue. Même le jonc carbone collé dans l’Y laiton est facile à décoller car la « résist à tout »…ne l’est pas vraiment.

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    Les deux jambes sont juste enfilées dans le fuselage, jusqu’aux angles supérieurs opposés.

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    2- La propulsion sera améliorée par remplacement de la 9x4.7 par une 10x4.7, pour le moment.

    3- Le centrage ? Bof, un peu de plomb à l’arrière…Dommage !

    4- Le pilote
    Commençons par une photo dans la position à priori idéale.

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    Un petit passage par Photoshop afin de l’installer virtuellement. Ici, j’ai du abaisser le bras de Nicolas pour que sa main tombe en face de la mitrailleuse.

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    Enfin, calcul de la taille à imprimer pour que tout « colle », avec un recto et un verso à coller sur une planche de balsa.

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    Voila l’travail.

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    Photomontage montrant qu’une partie de la main est collée sur la poignée de la Parabellum.

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    5- La fixation du capot n’est pas encore résolue. A ce propos, il faut toujours laisser un défaut sur une œuvre, même volontaire, car seul Mahomet atteint la perfection. Je ne voudrais pas m’attirer ses foudres…

    Pour finir, j’aurais du obtenir ceci, mais j’n’étais pas en forme…

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    Prochaine étape ; l’outil de découpe des baguettes ?...Seulement si vous insistez car c’est vraiment un bricolage fait de ce que j’avais sous la main. A l’époque, le modèle du commerce en plastique me semblait trop souple et trop cher « pour ce que c’était ».

    Pascal

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    Site mis en ligne le 23 janvier 2011
    Actualisé le :11/11/2015

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